Une élève de Terminale Maturité a brillé au palmarès des Olympiades suisses de la philosophie

Nous félicitions Emilie Dill, élève en Terminale Maturité qui s’est distinguée parmi les 122 participants en ligne aux palmarès des Olympiades suisses de la philosophie en mars 2020.

Elle représentera la Suisse à la finale internationale de ces Olympiades, qui devait avoir lieu à Lisbonne, mais qui se fera en ligne avec surveillance le vendredi 29 mai.

Nos félicitations à Emilie!

Notre jeune héros Florimontain au coeur d’or

Le sens de la camaraderie prime et ne laisse aucune place aux harcèlements scolaire. Un courage exemplaire et une belle moralité pour un jeune élève de 6ème.


Élève depuis les classes maternelles à Florimont, ses passions comprennent le sport, le foot, la famille et… les copains!
Cet élève est récemment intervenu sur le groupe WhatsApp de sa classe pour prendre la défense d’un camarade qui faisait l’objet de moqueries de la part de ses pairs. Cet élève anonyme se montre solidaire en ces temps inédits de crise sanitaire. Ce jeune héros qui refuse de l’être…

LA MATERNELLE… Son meilleur souvenir en tant qu’élève? Il est arrivé tout petit à Florimont et garde plein de souvenirs formidables de toutes ces années et surtout des copains pour la vie. Très apprécié et respecté des autres élèves, il reçoit la sympathie de ses camarades qui recherchent très souvent sa compagnie

LA BIENVEILLANCE… Il a conscience du sens de camaraderie. Harmonie et bonne entente entre copains sont très importantes à ses yeux. La bienveillance doit être mise en avant, il met une énergie toute particulière à être serviable et essaie de ne pas décevoir ses pairs.

COURAGEUX… Il n’hésite pas à défendre un élève plus vulnérable: en effet, le camarade en question rencontrait des difficultés à se connecter au cours en ligne donné via Zoom; craignant d’être noté comme « En retard », il a demandé de l’aide à ses camarades. Les enfants savent très bien que, malgré de remarquables améliorations, l’accès aux cours Zoom présente parfois un défi pour certains. Mais au lieu de l’aider, une fille a écrit devant toute la classe que s’il était en retard c’était entièrement de sa faute. Seul notre jeune héros a eu le courage de réagir et a rappelé à la classe le besoin de solidarité, que les problèmes de connection pouvaient arriver à tout le monde, et que ce n’était en aucun cas la faute à qui que ce soit. Grâce à cette intervention, l’élève n’a plus été embêté, et a reçu l’aide demandée. Par son courage, notre jeune héros a ainsi évité qu’une étincelle se transforme en feu de forêt pour cet élève. Quel bel exemple de conduite et de respect envers un autre camarade!

Anecdote: Un cas similaire s’est produit il y a quelques années: un schéma classique de harcèlement s’était installé envers un garçon de Flo: brimades, moqueries, exclusion, cas typique quoi… Et un jour le harceleur a commis un impair. Le truc en trop. Sûr de lui, il a demandé à un des spectateurs de frapper la victime. Et là… l’enfant a refusé: « Non, je ne vais pas frapper mon copain ». Ça n’a l’air de rien, mais ce refus a eu de nombreuses conséquences positives:
– rendre un boost moral à la victime
– faire réaliser aux spectateurs la réalité et la gravité de la situation
– décrédibiliser le meneur.
En effet il n’y a eu aucune conséquence négative pour celui qui avait dit « non ». Les autres ont donc pu par la suite s’opposer sans crainte. Tout ça pour dire que la spirale peut toujours être interrompue.

MÉCANISME… Cette thématique de violence « silencieuse » (injures, harcèlement, intimidations, exclusion, etc) entre enfants fait l’objet d’une veille constante dans le milieu scolaire. Souvent minimisé, le phénomène toucherait plus d’élèves qu’il ne paraît, faisant des petites victimes silencieuses et meurtries piégées dans une spirale infernale. Il est pourtant essentiel que chacun se sente à l’aise dans l’environnement dans lequel il évolue et ne devienne pas l’objet de jeux de pouvoir.

Il s’agit généralement d’un phénomène de groupe sur lequel règne la loi du silence. Personne n’ose parler de « balancer » de peur d’aggraver la situation. Il est facile pour les parents, voire rassurant, de minimiser les moqueries ou les brimades comme de simples enfantillages; pourtant c’est bien par cette dynamique, souvent amplifiée par les réseaux sociaux, que se développent les cas avérés de harcèlement. Selon un rapport récent de la Cour des Comptes, 5 à 10% des jeunes de 4 à 16 ans en Suisse auraient subi une forme de harcèlement, dont la moitié des cas se font via les réseaux sociaux.

TEMOINS… Sans public, le harcèlement ne fait pas de sens. C’est très souvent l’insécurité qui motive les comportements des témoins de ces actes violents. L’élève témoin a peur de devenir victime et tolère, voire encourage, des gestes inadéquats qu’il condamnerait en temps normal. Pourtant, il a un rôle central à jouer: s’il intervient pour défendre la victime et qu’il brise la loi du silence, il peut stopper la spirale perverse du harcèlement et sauver une victime innocente de cet engrenage douloureux!

LA SOLUTION… Tu peux nous aider, nous avons besoin de TOI… Que faire? Oser en parler et agir tôt est pourtant essentiel pour rétablir un climat paisible. Pour ce faire, il est vital d’avoir les bons vecteurs de vérité: les parents, titulaires, enseignants, élèves délégués, camarades de classe sont ainsi invités à nous faire part de toute situation, qu’elle soit supposée ou avérée afin que nous puissions intervenir au plus vite.

Les dynamiques et possibilités de violences sont nombreuses et variées et méritent qu’elles soient comprises par les élèves. Sans suiveurs, il n’y a plus de harceleur et donc plus de victime. Malheureusement, ces témoins/suiveurs déploient une énergie toute particulière à reproduire les agissements des auteurs de brimades afin de devenir populaire, de le rester ou tout simplement pour ne pas tomber malencontreusement de l’autre côté du camp! C’est sur ce point qu’il faudra travailler.

C’est un sujet pervers et préoccupant. Madame Paul, psychologue en étroite collaboration avec l’Institut, a pu les présenter et le dialogue s’est ensuivi avec l’équipe pédagogique du cycle. L’école continuera bien évidemment de sensibiliser les élèves à ce sujet et de faire en sorte que la parole se libère car le silence est une arme que les harceleurs savent très bien manier.

Nombreuses sont les personnes (enfants ou adultes!) qui ont peur de dénoncer et ne se sentent pas de « balancer » un copain auteur de harcèlement. Il est pourtant évident que si les témoins signalent les débordements qu’ils ont pu observer, et si ils connaissaient mieux les conséquences néfastes sur la victime, par solidarité ils prendraient la décision de vite le signaler afin d’épargner de la souffrance à leur camarades… voir du désespoir.

Victime ou témoin, il faut oser en parler. A Genève, plusieurs organisations existent: https://pulsations.hug-ge.ch/article/harcelement-lecole-oser-en-parler

CORONAVIRUS… En cette période de fermeture scolaire et d’écolage à distance, de nombreuses interactions sociales entre les enfants passent via le numérique, loin de la surveillance du personnel de l’école ou des parents. Détenant un mode et une facilité de communication que, avouons-le, même les adultes peinent à maîtriser, nombreux sont les débordements, surtout en cette période d’incertitude, d’anxiété et d’isolation sociale.

CONSÉQUENCES… Chaque enfant a des rêves et des envies comme tout le monde. « Les victimes de violence scolaire veulent les mêmes choses que vous et moi. Ils veulent avoir des liens avec des personnes, ils veulent être aimés, ils veulent prendre part aux événements, ils veulent que leur vie compte et ils veulent s’amuser lors des fêtes d’anniversaire ». A cause de la victimisation en milieu scolaire, une des conséquences les plus répandues est la mise à l’écart: certains enfants ne sont simplement plus (ou presque jamais) invités… et sont même exclus d’une vie sociale convenable.

Peut-être faudrait-il demander aux parents des élèves de s’asseoir avec leurs enfants et de leur parler; « en tant que parents, nous avons les mêmes ambitions pour nos bambins, nous voulons que nos enfants soient aimés, qu’ils aient des copains, mais surtout, qu’ils ne soient pas mis de côté. Et comment arrivons-nous à faire cela ? En montrant l’exemple et en les encourageant en tant que parents à faire des choix qu’ils peuvent très bien comprendre à leur âge (invitation, playdate, etc). » Nous sommes persuadés que la victime et l’auteur pourraient être amis s’ils apprenaient à mieux se connaître.

LES VALEURS… Ils sont nombreux ces enfants qui sont témoins de débordements et d’agissements contraires aux valeurs florimontaines telles que la bienveillance et le respect. L’APEF, qui travaille étroitement avec la direction de l’école sur cette problématique, félicite les élèves qui font le nécessaire et prennent la défense de leur prochain.

Nous te félicitons, jeune héros de 6ème, pour ton courage, ta bienveillance et ton sens de camaraderie! L’APEF te souhaite bonne chance et un grand bravo pour partager tes bonnes valeurs avec les autres élèves de Florimont!

Karim Galal, portrait d’un élève passionné de l’informatique

Prof et…élève ! Probablement un des plus jeunes formateurs de la TechsparkAcademy, nous avons voulu en savoir plus sur cet élève de Florimont passionné de IT. Rencontre avec Karim Galal, élève de 1Matu.

« During Karim’s October TechSpark Academy event at Champittet, he worked side by side with Kirtan Padh, Master student in computer science at the EPFL »

Malgré un programme bien chargé de Maturité, vous formez des adolescents aux secrets de l’informatique au sein de la Techspark Academy. Comment faites-vous et comment vous en êtes arrivé là ?

J’adore l’informatique depuis de nombreuses années et cela fait un certain temps que je travaille sur la programmation…

C’est-à-dire?

J’ai développé des sites web dont celui pour le projet JE de Mercy Ship en 2018-2019 et celui du Conseil des Elèves cette année. Jeme suis penché aussi sur le développement de quelques applications pour téléphone comme celle qui utilise l’intelligence artificielle pour analyser des photos que les gens aiment et en proposer d’autres. Quelqu’un de Florimont l’a mentionné à la Techspark Academy et du coup on m’a proposé de donner des cours pendant les vacances scolaires.

Quels stages avez-vous animé à la TechSpark? Quel public?

Au cours des 6 derniers mois j’en ai fait deux : un l’été dernier à Zurich et un autre en octobre à Lausanne sur le codage en python. Les participants au stage ont entre 12 et 17 ans et j’aime partager avec eux ce que je sais sur les techniques de codage ou le langage Python…Là je vais bientôt animer un open day à Zurich.

C’est dans la famille cette passion de l’informatique? Quelqu’un vous a transmis ce ‘virus’?

Une grande partie de ma famille travaille dans le domaine des sciences, mais seul mon cousin est aussi passionné d’informatique. Il travaille maintenant dans une banque mais aussi dans différentes start-ups technologiques basées en Suisse.

Avez-vous fait des stages mettant à profit votre passion et know how en IT?

J’ai fait des stages dont un très intéressant au CERN au cours duquel j’ai principalement travaillé sur les données reçues des collisions de particules de l’accélérateur de particules. J’ai également travaillé pour une institution financière à Londres, Swiss Finance, en me concentrant sur différents algorithmes pour prédire le mouvement de différentes devises.

Savez vous déjà ce que vous voulez faire plus tard? Une carrière dans l’informatique?

Pour l’instant je me concentre sur mon diplôme de Matu mais je réfléchis à faire des études supérieures soit en Angleterre ou aux USA, soit en Suisse à l EPFL. Ce qui m’intéresse est le ‘finance engineering’ car j’aimerais combiner ma passion pour l’informatique avec mon intérêt pour le secteur financier…

Et entre les stages de la Techspark et le programme de maturité, vous réussissez à trouver du temps pour d’autres hobbies?

Oui, c’est une question d’organisation et puis l’informatique est une passion donc cela ne me pèse aucunement. Je fais du basket lorsqu’il me reste un peu de temps !:-)

Et bien l’APEF vous souhaite bonne chance et un grand bravo pour partager vos capacités avec les autres élèves de Florimont!

Nicolas Stettler, un chef d’orchestre dans les coulisses de Florimont

Intendant de Florimont, Nicolas Stettler est le chef d’orchestre des événements de l’Institut. L’APEF on a voulu en savoir plus…

Nicolas, comment définiriez-vous votre rôle ?

Ma fonction a plusieurs volets : la restauration, les activités liées à la maintenance, l’entretien du parc et la gestion hôtelière des Pères qui vivent à l’Institut. Pour reprendre votre expression, c’est un peu comme gérer un orchestre composé de différentes équipes pour assurer la bonne marche de l’école. Les événements (remises de prix et de diplômes, conférences, fêtes de l’école, galas…) représentent une activité importante et je suis épaulé par une équipe formidable en cuisine, en maintenance et en sécurité. Une trentaine de personnes interviennent également en tant que prestataires externes.

Vous êtes à Florimont depuis 2014, Institut avec qui vous avez un lien particulier si nos informations sont exactes…

Né à Genève, j’ai en effet été élève à Florimont alors c’est dire comme j’aime cet endroit ! J’y ai suivi ma scolarité au primaire et au secondaire avant de partir en apprentissage dans la restauration car mon rêve était d’intégrer l’Ecole Hôtelière de Lausanne et travailler dans le secteur hôtelier.

Justement, quel a été votre parcours avant votre poste actuel ?

J’ai débuté dans l’hôtellerie à Genève en travaillant dans de nombreux établissements dont certains prestigieux pendant plusieurs années avant de me lancer, en tant qu’entrepreneur, dans la restauration et les loisirs.  J’ai donc été gérant pendant une dizaine d’années de plusieurs sociétés avant de retourner, pour des raisons personnelles, dans le secteur privé mais toujours dans le domaine de l’accueil. J’ai ainsi travaillé au Centre d’Accueil de la Genève Internationale, à l’ONU et comme responsable culturel de la commune de Vernier. J’ai poursuivi aussi dans la gestion des événements car j’adore ça.

Un point commun entre votre parcours passé et ce que vous faites aujourd’hui à Florimont ?

L’accueil des personnes, la coordination et la gestion multitâches sont les lignes directrices de mon parcours. Gérer la bonne marche de Florimont, ce n’est pas si différent de la gestion d’un grand hôtel avec beaucoup de clients aux besoins différents.

En fait le fil conducteur est un peu l’amour des gens et l’envie de leur faire plaisir, non… ?

Oui, c’est exactement cela. On me dit que je suis parfois trop bavard mais c’est parce que je m’intéresse aux autres. J’adore échanger avec les gens !

Il y a une personne qui vous a particulièrement inspiré dans votre vie et parcours ?

Oui, mon père, lui-même ancien de Florimont. Son honnêteté, sa droiture et sa loyauté ont toujours été très inspirantes pour moi.

Pour revenir à votre rôle d’intendant, nécessite-t-il des qualités particulières outre un bon sens de l’organisation ?

Il faut en effet être hyper organisé, aimer des tâches très différentes qui nécessitent d’être un peu sur tous les fronts en permanence. Il faut être multitâches et savoir gérer la pression quand il y en a. Il faut aussi avoir une certaine endurance car il m’arrive parfois de marcher plus de 12 kms par jour ! Heureusement, j’ai une équipe extraordinaire entre autres notre chef de cuisine Christophe Benatier, ainsi que mes deux collaboratrices directes qui sont mes soutiens quotidiens. Et ce n’est pas rien puisque nous servons plus de 1400 repas par jour !

Quel est votre meilleur souvenir à Florimont en tant qu’Intendant?

Il y en a beaucoup mais ceux qui me viennent à l’esprit sont la fête des 110 ans de Florimont et la rencontre avec le Dr Olivier Revol, célèbre neuropsychiatre que nous avons accueilli deux fois à Florimont. Les rencontres avec les gens, enfants ou adultes sont toujours pour moi une grande source d’enrichissement.

Et une mauvaise surprise ?

Disons que ce sont essentiellement les quelques imprévus de dernière minute comme la réalisation de plus de 600 sandwiches en deux heures pour une sortie scolaire dont nous n’avions pas connaissance…

Des loisirs possibles après ces journées si denses à Florimont ?

Je suis un hyperactif donc je trouve toujours du temps pour mes loisirs, ma compagne et mes filles que j’adore !

 

Lorsque sport rime avec générosité

Entretien avec Cedric Ormond, ancien de Florimont qui nous parle de son parcours universitaire et d’un challenge de taille qu’il s’est fixé pour cet été!

Cedric, vous êtes arrivé à Florimont en 12ème et vous avez fait toutes vos études jusqu’à l’obtention du Baccalauréat Français (série S) en 2018. Quelle vie après l’Institut?

Après un été mémorable, j’ai commencé mes études d’ingénierie mécanique au “Imperial College London”. Après les premières semaines dénommées “freshers weeks”, le rythme a drastiquement changé avec une charge de travail considérable (cours, rapports, exercices…) et la nécessité de se mettre à niveau avec des étudiants ayant fait les A-levels et tout cela en anglais !

Quels défis spécifiques avez-vous dû relever en intégrant cette prestigieuse école anglaise et en vivant à l’étranger?

Cela a été une année très très riche à différents niveaux en effet …

Académiquement, le bac français apporte une bonne culture générale puisqu’on aborde plus d’une dizaine de matières alors que les étudiants ayant fait des A levels se concentrent sur 3 et parfois 4 sujets scientifiques qu’ils maitrisent donc parfaitement. Il a fallu se mettre à niveau dans ces branches scientifiques, en parallèle d’un contenu nouveau et d’un rythme intensif.

De plus, j’ai dû apprendre à devenir indépendant dès mon arrivée. Les tâches de la vie quotidienne (courses, repas, ménage …) se sont rajoutées à mon travail et aux exigences universitaires. A cela s’ajoutaient les heures quotidiennes d’entrainement sportif . Très vite j’ai appris à être intransigeant avec mon temps et mon organisation.  J’ai donc beaucoup appris en termes d’optimisation du temps et la légende raconte qu’il m’est arrivé de faire plusieurs tâches ménagères à la fois… combiner vaisselle, brossage de dents et douche J.

Le deuxième trimestre a heureusement été beaucoup plus agréable: les lacunes se comblant petit à petit, et le rythme ayant été acquis. Le troisième trimestre a été réservé aux seuls et uniques examens de l’année.

Avez-vous déjà une idée de carrière après cette première année universitaire?

Les études que j’ai choisies me passionnent et je suis en pleine réflexion quant à mon futur professionnel. Mon grand-père m’a toujours appris à choisir mes actions en fonction de l’impact qu’elles auront sur le bien commun.

Je songe, par exemple, à mettre mes compétences d’ingénieur au profit de projets humanitaires pour des populations de pays en voie de développement. Je sais aussi que j’aimerais avoir un travail, du moins à court terme et tant que je serai sans famille, qui m’envoie aux quatre coins du monde.

D’une manière générale, j’aime bien trouver des solutions à des problèmes et notamment pratiques de type logistique, alors pourquoi pas un métier dans le domaine du management?  A long terme peut être me tourner vers l’enseignement lorsque j’aurai acquis de l’expérience dans le monde professionnel, afin de transmettre ce savoir…

Quoiqu’il en soit, pour l’instant j’essaye de décider quelle ligne directrice je veux donner à ma vie et quel impact je veux avoir.

Quelle est votre stratégie ou du tout moins votre approche pour y arriver?

Je pense que si l’on veut “réussir” – sachant que réussite signifie réussite personnelle par rapport à ses propres objectifs –  il faut déjà savoir où l’on veut arriver. Ensuite, il suffit de se donner véritablement les moyens d’y arriver. Donc, pour moi il faut avoir un mélange d’objectifs dans différents domaines: scolaire, personnel, sportif, etc. Ceux-ci doivent être majoritairement atteignables à court, moyen et long terme ainsi que certains rêves afin de se donner une ligne directrice.  Ainsi, lorsqu’un objectif est atteint, on peut s’attaquer au prochain.

Vous parlez du souhait d’avoir un impact et vous avez déjà un projet à court terme qui est très impactant ! Parlez nous de ce challenge en soutien à Alzheimer Suisse…

Oui, je compte rentrer à Genève depuis Londres en vélo pour aider Alzheimer Suisse, une association qui me tient très à cœur.  Je partirai le 27 juin à 8 heures et vise d’arriver au plus tard le 5 juillet à 3 heures du matin car je pars en vacances avec ma famille quelques heures plus tard! Toutefois, j’espère arriver avant, mais cela dépendra de l’efficacité de mes jambes….

Pourquoi un tel projet ?

Premièrement, je voulais me fixer un challenge sportif personnel de taille pour cet été. Ayant besoin de mon vélo en Italie pour un Ironman 70.3, fin septembre, l’idée m’est venue de le ramener en Suisse afin de m’entraîner durant l’été.

Deuxièmement, ma Grand-Maman  qui était malheureusement atteinte d’Alzheimer est décédée en 2016, après 10 ans de cette maladie. Pendant toute cette période, elle a su garder sa tendresse, son sourire, sa joie de vivre, sa gentillesse, sa générosité et son amour pour les autres et particulièrement pour sa famille. C’est aussi une façon pour moi de lui rendre hommage.

Vous allez donc allier challenge sportif et philantropie!

Oui, j’ai  voulu joindre l’utile à l’agréable en aidant l’association Alzheimer Suisse qui oeuvre pour améliorer les conditions des personnes atteintes de cette maladie et aide leurs familles.

Grâce à cette aventure, je souhaite faire connaître cette association à un plus grand nombre de personnes et aider ceux qui se trouvent dans la situation que ma famille a vécue avec ma grand-maman. Pour finaliser ce projet et récolter des fonds pour l’association j’ai besoin du soutien/sponsoring  d’un maximum de personnes et j’ai donc lancé une récolte en ligne.

Comment se déroulera votre fundraising?

C’est très simple. Il suffit d’aller sur ce lien où les donateurs pourront me sponsoriser soit par kilomètres parcourus soit en versant un montant fixe pour le voyage.

L’itinéraire variera entre 900 et 1500 km, dépendant de mes capacités d’orientation…

S’ils le désirent, ils pourront ajouter une distance limite journalière et pour chaque kilomètre parcouru au-dessus de celle-ci, une petite prime sera versée, par kilomètre, ou sous forme de montant fixe au choix. Des challenges pourront aussi m’être soumis!

A la fin de mon périple, un mail sera envoyé à tous les donateurs, avec les détails de mon voyage (nombre de kilomètres, etc) et donc le montant qu’ils se seront engagés à donner. Ils pourront alors procéder à la donation.

Suivez-vous un entraînement particulier pour cette aventure?

Pas spécifiquement pour cette aventure, mais il est vrai que je m’entraîne régulièrement. En effet, j’ai rejoint la “society” de triathlon de l’Imperial College.

Une semaine typique comprend 2 à 3 entraînements de natation, 2 à 3 entraînements de vélo, 2 à 3 entraînements de course à pied et 2 entraînements de renforcement musculaire, soit entre 10 et 15 heures de sport par semaine.Malheureusement, une blessure en course à pied m’a contraint à réduire les heures d’entraînement dans cette discipline.

Pourra-t-on suivre votre périple sur les réseaux sociaux?

Bien sûr!!! Il y a déjà des infos sur la page facebook d’Alzheimer Suisse et je tâcherai d’établir des comptes rendus journaliers qui seront ensuite postés sur leur page.

Je vais aussi tâcher de réaliser un compte-rendu après mon voyage avec tout mes commentaires, photos etc, que je pourrai envoyer aux participants.

En attendant de suivre votre voyage, on aimerait que vous partagiez quelques souvenirs avec la communauté florimontaine…

Il y en a tellement!

Le pire?

Les DST à la première heure du lundi matin.

Le meilleur ?

Ils sont nombreux : les journées de ski, les repas du midi, surtout en terminale, les relations avec les enseignants, le TPE (travaux personnels encadrés) en Première. Le TPE

portait sur un sujet qui m’a vraiment passionné, “Comment la biomimétique permet-elle d’améliorer les performances de nos avions de lignes?” et dans ce contexte, la fabrication de A à Z d’une expérience pour contrôler certains paramètres de vol. Il y a des sujets comme ça qui marquent!!!

Avant de se quitter, avez vous un message à l’attention des élèves de Flo?

Ne cherchez pas la facilité et mettez-vous la barre haute, vraiment. Cherchez la difficulté pour vous dépasser. Demandez-vous qui vous voulez être et soyez cette personne, pas une autre!…

Une journée comprend de nombreuses heures  alors organisez-vous et sachez en faire bon usage pour vos études, mais également pour vos activités extra-scolaires.

Et à leurs familles?

Je ne sais pas si je suis la personne la plus adaptée pour transmettre un message aux parents vu mon jeune âge, mais je dirais qu’encourager ses enfants à s’orienter dans un domaine qui les intéresse et leur plaît à bien fonctionné pour moi …

En tout cas, à l’APEF on a un message : respect, bravo et on vous attend à l’arrivée  à Genève !

 

Monsieur Kassoul, un cartésien au coeur d’or

Enseignant depuis près de 40 ans, les mathématiques et la physique n’ont plus de secrets pour monsieur Kassoul. Sa passion pour l’enseignement fait de lui un des piliers de notre école.

LA BIENVEILLANCE… Il a conscience d’avoir les clés de l’avenir des enfants entre les mains et qu’il faut être à leur écoute. De cela, découle un sens accru des responsabilités au point de se demander quotidiennement si son comportement a été à la hauteur de ses objectifs. Les sentiments et le ressenti de ses élèves sont très importants à ses yeux et il a essayé tout au long de sa carrière de ménager ses élèves. Il a également conscience que les professeurs représentent un idéal pour les enfants et qu’il ne faut donc pas les décevoir.

LES GRANDS PUIS LES PETITS… Pendant de nombreuses années au service des 2nd, 1ère et Terminale Maturité, il va leur transmettre son savoir avec toute la passion qui le caractérise.

Puis il prendra en charge les plus jeunes (cycle) dès 2014. Il a beaucoup de plaisir à leur enseigner et a dû adapter sa pédagogie, son approche d’enseignement. En effet, l’importance de tisser des liens avec l’enseignant est capitale avec les plus jeunes. Il a conscience que si les élèves l’apprécient alors ils apprécieront les mathématiques et la physique.

UN EXERCICE DE STYLE… chaque mot a son importance dans l’énoncé. Voilà un des points importants qu’il a tenté de leur transmettre. Plus de 30 ans après, il me raconte, sourire aux lèvres, qu’il n’oubliera jamais l’élève qui a tracé un triangle dans un rectangle pour répondre à la question « tracez un triangle rectangle ».

LE TABLEAU…Tous ceux qui l’ont eu vous diront qu’un des points qui le caractérise c’est de faire passer les enfants au tableau lorsqu’ils n’ont pas compris. En début d’année, les élèves se montrent craintifs et timides, mais au fil des mois, ils réalisent à quel point cela les aide à structurer leur raisonnement et en arrivent même à être demandeurs !

ENVIE D’AVOIR ENVIE… Si ça n’avait pas été pour Johnny, JJ Goldmann l’aurait écrite pour Mr. Kassoul. Tous ses élèves connaissent cette chanson. Il est en perpétuelle quête de motivation et de trouver le moyen d’attiser leur curiosité. « Dans un monde où il est devenu tellement simple d’obtenir une information, il faut trouver le moyen de continuer à faire briller les yeux… »

UN SOURIRE POUR DÉMARRER LA JOURNÉE… Les 10 minutes de vie de classe en tant que titulaire, lui ont permis de partager ce moment privilégié avec les enfants. Moment, qui, selon lui, peut changer leur journée. Un sourire, un moment de partage et de détente au travers de la musique, un moment agréable pour que nos enfants démarrent leur journée dans les meilleures conditions possibles.

 UN ÉCHANGE D’UNE GRANDE RICHESSE …Il en retire un immense plaisir et beaucoup d’estime de la part de ses élèves. Un de ses moments de bonheur quotidien est, pour lui, d’avoir la reconnaissance de ses élèves qui chaque fois qu’il le croisent dans les couloirs, lui adressent un sourire et un « Bonjour Monsieur Kassoul ». Il a conscience qu’il apprend de ses élèves autant que ce qu’il leur transmet.

Nous allons vous regretter Monsieur Kassoul !

Mille mercis pour votre dévouement pour les enfants !

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