Nicolas Stettler, un chef d’orchestre dans les coulisses de Florimont

Nicolas Stettler, un chef d’orchestre dans les coulisses de Florimont

Intendant de Florimont, Nicolas Stettler est le chef d’orchestre des événements de l’Institut. L’APEF on a voulu en savoir plus…

Nicolas, comment définiriez-vous votre rôle ?

Ma fonction a plusieurs volets : la restauration, les activités liées à la maintenance, l’entretien du parc et la gestion hôtelière des Pères qui vivent à l’Institut. Pour reprendre votre expression, c’est un peu comme gérer un orchestre composé de différentes équipes pour assurer la bonne marche de l’école. Les événements (remises de prix et de diplômes, conférences, fêtes de l’école, galas…) représentent une activité importante et je suis épaulé par une équipe formidable en cuisine, en maintenance et en sécurité. Une trentaine de personnes interviennent également en tant que prestataires externes.

Vous êtes à Florimont depuis 2014, Institut avec qui vous avez un lien particulier si nos informations sont exactes…

Né à Genève, j’ai en effet été élève à Florimont alors c’est dire comme j’aime cet endroit ! J’y ai suivi ma scolarité au primaire et au secondaire avant de partir en apprentissage dans la restauration car mon rêve était d’intégrer l’Ecole Hôtelière de Lausanne et travailler dans le secteur hôtelier.

Justement, quel a été votre parcours avant votre poste actuel ?

J’ai débuté dans l’hôtellerie à Genève en travaillant dans de nombreux établissements dont certains prestigieux pendant plusieurs années avant de me lancer, en tant qu’entrepreneur, dans la restauration et les loisirs.  J’ai donc été gérant pendant une dizaine d’années de plusieurs sociétés avant de retourner, pour des raisons personnelles, dans le secteur privé mais toujours dans le domaine de l’accueil. J’ai ainsi travaillé au Centre d’Accueil de la Genève Internationale, à l’ONU et comme responsable culturel de la commune de Vernier. J’ai poursuivi aussi dans la gestion des événements car j’adore ça.

Un point commun entre votre parcours passé et ce que vous faites aujourd’hui à Florimont ?

L’accueil des personnes, la coordination et la gestion multitâches sont les lignes directrices de mon parcours. Gérer la bonne marche de Florimont, ce n’est pas si différent de la gestion d’un grand hôtel avec beaucoup de clients aux besoins différents.

En fait le fil conducteur est un peu l’amour des gens et l’envie de leur faire plaisir, non… ?

Oui, c’est exactement cela. On me dit que je suis parfois trop bavard mais c’est parce que je m’intéresse aux autres. J’adore échanger avec les gens !

Il y a une personne qui vous a particulièrement inspiré dans votre vie et parcours ?

Oui, mon père, lui-même ancien de Florimont. Son honnêteté, sa droiture et sa loyauté ont toujours été très inspirantes pour moi.

Pour revenir à votre rôle d’intendant, nécessite-t-il des qualités particulières outre un bon sens de l’organisation ?

Il faut en effet être hyper organisé, aimer des tâches très différentes qui nécessitent d’être un peu sur tous les fronts en permanence. Il faut être multitâches et savoir gérer la pression quand il y en a. Il faut aussi avoir une certaine endurance car il m’arrive parfois de marcher plus de 12 kms par jour ! Heureusement, j’ai une équipe extraordinaire entre autres notre chef de cuisine Christophe Benatier, ainsi que mes deux collaboratrices directes qui sont mes soutiens quotidiens. Et ce n’est pas rien puisque nous servons plus de 1400 repas par jour !

Quel est votre meilleur souvenir à Florimont en tant qu’Intendant?

Il y en a beaucoup mais ceux qui me viennent à l’esprit sont la fête des 110 ans de Florimont et la rencontre avec le Dr Olivier Revol, célèbre neuropsychiatre que nous avons accueilli deux fois à Florimont. Les rencontres avec les gens, enfants ou adultes sont toujours pour moi une grande source d’enrichissement.

Et une mauvaise surprise ?

Disons que ce sont essentiellement les quelques imprévus de dernière minute comme la réalisation de plus de 600 sandwiches en deux heures pour une sortie scolaire dont nous n’avions pas connaissance…

Des loisirs possibles après ces journées si denses à Florimont ?

Je suis un hyperactif donc je trouve toujours du temps pour mes loisirs, ma compagne et mes filles que j’adore !

 

Lorsque sport rime avec générosité

Entretien avec Cedric Ormond, ancien de Florimont qui nous parle de son parcours universitaire et d’un challenge de taille qu’il s’est fixé pour cet été!

Cedric, vous êtes arrivé à Florimont en 12ème et vous avez fait toutes vos études jusqu’à l’obtention du Baccalauréat Français (série S) en 2018. Quelle vie après l’Institut?

Après un été mémorable, j’ai commencé mes études d’ingénierie mécanique au “Imperial College London”. Après les premières semaines dénommées “freshers weeks”, le rythme a drastiquement changé avec une charge de travail considérable (cours, rapports, exercices…) et la nécessité de se mettre à niveau avec des étudiants ayant fait les A-levels et tout cela en anglais !

Quels défis spécifiques avez-vous dû relever en intégrant cette prestigieuse école anglaise et en vivant à l’étranger?

Cela a été une année très très riche à différents niveaux en effet …

Académiquement, le bac français apporte une bonne culture générale puisqu’on aborde plus d’une dizaine de matières alors que les étudiants ayant fait des A levels se concentrent sur 3 et parfois 4 sujets scientifiques qu’ils maitrisent donc parfaitement. Il a fallu se mettre à niveau dans ces branches scientifiques, en parallèle d’un contenu nouveau et d’un rythme intensif.

De plus, j’ai dû apprendre à devenir indépendant dès mon arrivée. Les tâches de la vie quotidienne (courses, repas, ménage …) se sont rajoutées à mon travail et aux exigences universitaires. A cela s’ajoutaient les heures quotidiennes d’entrainement sportif . Très vite j’ai appris à être intransigeant avec mon temps et mon organisation.  J’ai donc beaucoup appris en termes d’optimisation du temps et la légende raconte qu’il m’est arrivé de faire plusieurs tâches ménagères à la fois… combiner vaisselle, brossage de dents et douche J.

Le deuxième trimestre a heureusement été beaucoup plus agréable: les lacunes se comblant petit à petit, et le rythme ayant été acquis. Le troisième trimestre a été réservé aux seuls et uniques examens de l’année.

Avez-vous déjà une idée de carrière après cette première année universitaire?

Les études que j’ai choisies me passionnent et je suis en pleine réflexion quant à mon futur professionnel. Mon grand-père m’a toujours appris à choisir mes actions en fonction de l’impact qu’elles auront sur le bien commun.

Je songe, par exemple, à mettre mes compétences d’ingénieur au profit de projets humanitaires pour des populations de pays en voie de développement. Je sais aussi que j’aimerais avoir un travail, du moins à court terme et tant que je serai sans famille, qui m’envoie aux quatre coins du monde.

D’une manière générale, j’aime bien trouver des solutions à des problèmes et notamment pratiques de type logistique, alors pourquoi pas un métier dans le domaine du management?  A long terme peut être me tourner vers l’enseignement lorsque j’aurai acquis de l’expérience dans le monde professionnel, afin de transmettre ce savoir…

Quoiqu’il en soit, pour l’instant j’essaye de décider quelle ligne directrice je veux donner à ma vie et quel impact je veux avoir.

Quelle est votre stratégie ou du tout moins votre approche pour y arriver?

Je pense que si l’on veut “réussir” – sachant que réussite signifie réussite personnelle par rapport à ses propres objectifs –  il faut déjà savoir où l’on veut arriver. Ensuite, il suffit de se donner véritablement les moyens d’y arriver. Donc, pour moi il faut avoir un mélange d’objectifs dans différents domaines: scolaire, personnel, sportif, etc. Ceux-ci doivent être majoritairement atteignables à court, moyen et long terme ainsi que certains rêves afin de se donner une ligne directrice.  Ainsi, lorsqu’un objectif est atteint, on peut s’attaquer au prochain.

Vous parlez du souhait d’avoir un impact et vous avez déjà un projet à court terme qui est très impactant ! Parlez nous de ce challenge en soutien à Alzheimer Suisse…

Oui, je compte rentrer à Genève depuis Londres en vélo pour aider Alzheimer Suisse, une association qui me tient très à cœur.  Je partirai le 27 juin à 8 heures et vise d’arriver au plus tard le 5 juillet à 3 heures du matin car je pars en vacances avec ma famille quelques heures plus tard! Toutefois, j’espère arriver avant, mais cela dépendra de l’efficacité de mes jambes….

Pourquoi un tel projet ?

Premièrement, je voulais me fixer un challenge sportif personnel de taille pour cet été. Ayant besoin de mon vélo en Italie pour un Ironman 70.3, fin septembre, l’idée m’est venue de le ramener en Suisse afin de m’entraîner durant l’été.

Deuxièmement, ma Grand-Maman  qui était malheureusement atteinte d’Alzheimer est décédée en 2016, après 10 ans de cette maladie. Pendant toute cette période, elle a su garder sa tendresse, son sourire, sa joie de vivre, sa gentillesse, sa générosité et son amour pour les autres et particulièrement pour sa famille. C’est aussi une façon pour moi de lui rendre hommage.

Vous allez donc allier challenge sportif et philantropie!

Oui, j’ai  voulu joindre l’utile à l’agréable en aidant l’association Alzheimer Suisse qui oeuvre pour améliorer les conditions des personnes atteintes de cette maladie et aide leurs familles.

Grâce à cette aventure, je souhaite faire connaître cette association à un plus grand nombre de personnes et aider ceux qui se trouvent dans la situation que ma famille a vécue avec ma grand-maman. Pour finaliser ce projet et récolter des fonds pour l’association j’ai besoin du soutien/sponsoring  d’un maximum de personnes et j’ai donc lancé une récolte en ligne.

Comment se déroulera votre fundraising?

C’est très simple. Il suffit d’aller sur ce lien où les donateurs pourront me sponsoriser soit par kilomètres parcourus soit en versant un montant fixe pour le voyage.

L’itinéraire variera entre 900 et 1500 km, dépendant de mes capacités d’orientation…

S’ils le désirent, ils pourront ajouter une distance limite journalière et pour chaque kilomètre parcouru au-dessus de celle-ci, une petite prime sera versée, par kilomètre, ou sous forme de montant fixe au choix. Des challenges pourront aussi m’être soumis!

A la fin de mon périple, un mail sera envoyé à tous les donateurs, avec les détails de mon voyage (nombre de kilomètres, etc) et donc le montant qu’ils se seront engagés à donner. Ils pourront alors procéder à la donation.

Suivez-vous un entraînement particulier pour cette aventure?

Pas spécifiquement pour cette aventure, mais il est vrai que je m’entraîne régulièrement. En effet, j’ai rejoint la “society” de triathlon de l’Imperial College.

Une semaine typique comprend 2 à 3 entraînements de natation, 2 à 3 entraînements de vélo, 2 à 3 entraînements de course à pied et 2 entraînements de renforcement musculaire, soit entre 10 et 15 heures de sport par semaine.Malheureusement, une blessure en course à pied m’a contraint à réduire les heures d’entraînement dans cette discipline.

Pourra-t-on suivre votre périple sur les réseaux sociaux?

Bien sûr!!! Il y a déjà des infos sur la page facebook d’Alzheimer Suisse et je tâcherai d’établir des comptes rendus journaliers qui seront ensuite postés sur leur page.

Je vais aussi tâcher de réaliser un compte-rendu après mon voyage avec tout mes commentaires, photos etc, que je pourrai envoyer aux participants.

En attendant de suivre votre voyage, on aimerait que vous partagiez quelques souvenirs avec la communauté florimontaine…

Il y en a tellement!

Le pire?

Les DST à la première heure du lundi matin.

Le meilleur ?

Ils sont nombreux : les journées de ski, les repas du midi, surtout en terminale, les relations avec les enseignants, le TPE (travaux personnels encadrés) en Première. Le TPE

portait sur un sujet qui m’a vraiment passionné, “Comment la biomimétique permet-elle d’améliorer les performances de nos avions de lignes?” et dans ce contexte, la fabrication de A à Z d’une expérience pour contrôler certains paramètres de vol. Il y a des sujets comme ça qui marquent!!!

Avant de se quitter, avez vous un message à l’attention des élèves de Flo?

Ne cherchez pas la facilité et mettez-vous la barre haute, vraiment. Cherchez la difficulté pour vous dépasser. Demandez-vous qui vous voulez être et soyez cette personne, pas une autre!…

Une journée comprend de nombreuses heures  alors organisez-vous et sachez en faire bon usage pour vos études, mais également pour vos activités extra-scolaires.

Et à leurs familles?

Je ne sais pas si je suis la personne la plus adaptée pour transmettre un message aux parents vu mon jeune âge, mais je dirais qu’encourager ses enfants à s’orienter dans un domaine qui les intéresse et leur plaît à bien fonctionné pour moi …

En tout cas, à l’APEF on a un message : respect, bravo et on vous attend à l’arrivée  à Genève !

 

Monsieur Kassoul, un cartésien au coeur d’or

Enseignant depuis près de 40 ans, les mathématiques et la physique n’ont plus de secrets pour monsieur Kassoul. Sa passion pour l’enseignement fait de lui un des piliers de notre école.

LA BIENVEILLANCE… Il a conscience d’avoir les clés de l’avenir des enfants entre les mains et qu’il faut être à leur écoute. De cela, découle un sens accru des responsabilités au point de se demander quotidiennement si son comportement a été à la hauteur de ses objectifs. Les sentiments et le ressenti de ses élèves sont très importants à ses yeux et il a essayé tout au long de sa carrière de ménager ses élèves. Il a également conscience que les professeurs représentent un idéal pour les enfants et qu’il ne faut donc pas les décevoir.

LES GRANDS PUIS LES PETITS… Pendant de nombreuses années au service des 2nd, 1ère et Terminale Maturité, il va leur transmettre son savoir avec toute la passion qui le caractérise.

Puis il prendra en charge les plus jeunes (cycle) dès 2014. Il a beaucoup de plaisir à leur enseigner et a dû adapter sa pédagogie, son approche d’enseignement. En effet, l’importance de tisser des liens avec l’enseignant est capitale avec les plus jeunes. Il a conscience que si les élèves l’apprécient alors ils apprécieront les mathématiques et la physique.

UN EXERCICE DE STYLE… chaque mot a son importance dans l’énoncé. Voilà un des points importants qu’il a tenté de leur transmettre. Plus de 30 ans après, il me raconte, sourire aux lèvres, qu’il n’oubliera jamais l’élève qui a tracé un triangle dans un rectangle pour répondre à la question « tracez un triangle rectangle ».

LE TABLEAU…Tous ceux qui l’ont eu vous diront qu’un des points qui le caractérise c’est de faire passer les enfants au tableau lorsqu’ils n’ont pas compris. En début d’année, les élèves se montrent craintifs et timides, mais au fil des mois, ils réalisent à quel point cela les aide à structurer leur raisonnement et en arrivent même à être demandeurs !

ENVIE D’AVOIR ENVIE… Si ça n’avait pas été pour Johnny, JJ Goldmann l’aurait écrite pour Mr. Kassoul. Tous ses élèves connaissent cette chanson. Il est en perpétuelle quête de motivation et de trouver le moyen d’attiser leur curiosité. « Dans un monde où il est devenu tellement simple d’obtenir une information, il faut trouver le moyen de continuer à faire briller les yeux… »

UN SOURIRE POUR DÉMARRER LA JOURNÉE… Les 10 minutes de vie de classe en tant que titulaire, lui ont permis de partager ce moment privilégié avec les enfants. Moment, qui, selon lui, peut changer leur journée. Un sourire, un moment de partage et de détente au travers de la musique, un moment agréable pour que nos enfants démarrent leur journée dans les meilleures conditions possibles.

 UN ÉCHANGE D’UNE GRANDE RICHESSE …Il en retire un immense plaisir et beaucoup d’estime de la part de ses élèves. Un de ses moments de bonheur quotidien est, pour lui, d’avoir la reconnaissance de ses élèves qui chaque fois qu’il le croisent dans les couloirs, lui adressent un sourire et un « Bonjour Monsieur Kassoul ». Il a conscience qu’il apprend de ses élèves autant que ce qu’il leur transmet.

Nous allons vous regretter Monsieur Kassoul !

Mille mercis pour votre dévouement pour les enfants !

Interview avec Julien Lyon !

  • Bonjour Julien, ancien élève de Florimont et aujourd’hui vedette de l’athlétisme suisse à 27 ans, vous êtes notre Star et savez inspirer nos jeunes ! Notre trait d’union entre passion et émotion, parlez-nous aujourd’hui de votre parcours de champion ? 

J’ai toujours adoré courir. Petit j’organisais des courses avec mes amis pendant la récréation. Parfois personne n’était partant alors je faisais le tour du préau tout seul, à fond!

A 8 ans j’ai dit à mes parents que plus tard je serai coureur professionnel… ils n’étaient pas très emballés, mais l’idée à fait son chemin. Je n’ai commencé à faire de l’athlétisme en club qu’à 16 ans parce qu’avant cet âge ce n’était pas possible de ne faire que de la course. Il fallait faire aussi des sauts et lancers et je n’aimais pas trop ça…

C’est ensuite à 26 ans, après quelques titres de champion suisse et mes études terminées que j’ai décidé de m’investir à 100%! 

J’ai alors fait de gros progrès rapidement et couru mon premier marathon en 2h16 avant de remporter le titre de champion d’Europe par équipe sur semi marathon.

Aujourd’hui je vis une bonne partie de l’année au Kenya où je m’entraîne 2 fois par jour pour préparer mes prochains objectifs avec en ligne de mire les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

  • Votre première compétition significative ?

Les Championnats Suisses de Cross en 2007. J’ai terminé 2ème. Je n’ai commencé à m’entrainer sérieusement que l’année d’avant et j’avais terminé 52ème en 2006 donc personne ne me connaissait. C’est à ce moment là que j’ai pris conscience que je pourrai aller loin dans ce sport.

  • Celle dont vous êtes le plus fier ?

Le marathon de Zurich en 2016. C’était mon premier marathon, j’ai terminé 3ème en 2h16’17 ». Les conditions météorologiques étaient catastrophiques ce jour là avec de la pluie, de la grêle et un fort vent. C’est certainement la course dont je suis le plus fier et où j’ai vécu les plus fortes émotions !

  • Celle qui vous a apporté le plus de plaisir ?

Les Championnats d’Europe de semi-marathon à Amsterdam. J’étais vraiment heureux de courir et j’ai compris pendant la course qu’on avait une bonne chance de terminer sur le podium par équipe ça m’a énormément motivé. Peu après l’arrivée on apprend qu’on a gagné le titre ! Champion d’Europe par équipe, un bonheur et un accomplissement éternel !

  • Est-ce que l’athlétisme vous occupe aujourd’hui à temps complet et depuis combien de temps faites-vous ce métier ? 

Oui j’ai commencé à m’investir à 100% en 2016. Auparavant je conciliais la course à pied avec les études (J’ai 2 Bachelors, un en sciences économiques et un en sciences du sport) puis en donnant des remplacements de cours de sport à Florimont.

  • Qu’est-ce que vous aimez dans votre métier ? 

J’aime pouvoir me concentrer chaque jour sur ce que j’aime faire le plus, courir. J’aime la liberté de pouvoir m’entrainer quand je veux, où je veux, avec qui je veux. J’aime le fait que je puisse toujours m’améliorer et qu’il y ait un résultat concret à mon travail. J’apprécie également que ce soit un domaine compétitif mais qu’en réalité son plus grand adversaire c’est soi-même.

  • Avez-vous un coach ou des coachs à vos côtés ?

J’ai alterné des périodes avec des coachs et des périodes ou je me coachais moi-même. J’ai eu la chance d’avoir de très bons coachs qui m’ont beaucoup apporté, Paul Waroquier et Tesfaye Eticha en particulier.

  • Quelle est la critique la plus constructive que l’on a été amené à vous faire ?

Ce n’est pas une critique, mais on m’a souvent dit que pour réussir dans le sport ce n’est pas facile.

  • Concrètement, comment se déroulent vos journées ?

Courir, manger, dormir… matin et après-midi. Ça parait pas très fun mais il y a pire… 😉  Cela ne sert à rien de s’entraîner dur si on ne prend pas le temps de bien récupérer après. Ce n’est pas facile de le comprendre au début mais la récupération est aussi importante que l’entraînement.

  • Votre lieu favori pour vous entrainer ?

A Eldoret au Kenya ! Je vis maintenant une bonne partie de l’année la bas et c’est vraiment le paradis pour les coureurs. Les parcours sont magnifiques et très variés. Le climat est idéal toute l’année (10° le matin 25° l’après-midi). Et l’émulation est incroyable ! Tout le monde court ! On voit des groupes de 50 à 100 personnes courir ensemble à bonne allure. C’est un des seuls endroit au monde ou la course à pied est véritablement perçue et acceptée comme un métier.

  • Votre lieu favori pour vous reposer ou vous ressourcer ?

Chez moi au Kenya aussi. C’est très calme et il n’y a pas de distractions…

  • Des loisirs possibles après ces journées et calendrier d’entrainements ?

Oui quand même ! Il faut juste éviter d’aller faire une partie de tennis ou de jouer au foot… mais j’adore lire ou regarder un bon film. Au Kenya, je m’accorde un sauna/jacuzzi par semaine avec ma copine.

  • La vie d’athlète ne ressemble pas à un long fleuve tranquille ! Comment varier les efforts et éviter la routine ?

Le fait qu’on ait toujours de nouveaux objectifs nous poussent et nous motivent à aller nous entraîner malgré la fatigue et la lassitude. Il faut trouver un bon équilibre de vie pour pouvoir surfer sur cette routine pendant des années.

  • Comment garder l’énergie et l’envie ?

C’est 100% dans la tête ! Le moteur c’est le plaisir, la passion et l’objectif. Quand on a les 3 ça va tout seul !

  • Avez-vous rencontré des difficultés particulières durant votre carrière ?

Bien sûr… c’est inévitable. J’ai eu des blessures, des surentrainements et des échecs. Dans les moments difficiles il faut garder confiance en soi même quand les sponsors sont moins présents.

  • Comment gérer une blessure ?

Le plus dur c’est de l’accepter. C’est l’étape No1. Après il faut tout mettre en place pour se soigner et être patient. On peut toujours voir du positif dans les difficultés et elles nous permettent souvent de comprendre certaines choses et au final d’avancer…

  • Quelles sont les qualités que requiert un bon athlète?

Plus j’avance dans ma carrière plus je me rends compte que le mental est déterminant. Il faut être très persévérant, dur au mal, discipliné, sur de soi.

  • Auriez-vous un conseil à donner à un jeune passionné d’athlétisme ?

Je lui conseillerais surtout de prendre du plaisir et de bien s’entourer, de trouver un bon coach. Et je l’encouragerai à se fixer des objectifs élevés et de croire en ses rêves.

  • La course de l’Escalade approchant, nous rappelons que vous avez fini 1er de la course Juniors de l’Escalade en 2008 ! Avez-vous des recommandations pour nos jeunes champions qui commencent à s’entraîner ?

Venez aux entraînements le vendredi midi , je suis là pour vous !!!!!

  • Genève le 24.11.2017, Stade de Florimont, Entrainement de course à pied avec des enfants de l’Ecole Florimont et Julien Lyon en vue de la Course de l’Escalade © Georges Cabrera

    Malgré votre agenda chargé de compétitions en 2017, vous êtes venu 2x par semaine pour entraîner nos élèves pour l’escalade avec Paul Waroquier ! Comment cela s’est-il passé et qu’avez-vous essayé de leur transmettre ? Voir article

C’était une super expérience ! Les élèves étaient de plus en plus nombreux à venir aux entraînements et je crois qu’ils étaient ravis !

Nous avons essayé de leur donner le goût de la course à pied et de l’effort physique, de leur montrer que l’on peut avoir du plaisir à courir et à se dépasser et que lorsque l’on s’entraîne, on progresse. Les voir courir ensuite à l’escalade et que Florimont ait remporté le classement des écoles a été pour moi la plus belle des récompenses.

  • Blessé aujourd’hui en 2018, est-ce que nos élèves auront toujours la chance de bénéficier de vos entraînements ?

Oui je serai là bien sûr !

  • Vous étiez présent l’année dernière au stand Florimont pour soutenir nos élèves et vous étiez le premier à féliciter Paul Waroquier lors de sa victoire, serez-vous encore présent cette année  ?

J’ai pris mon billet d’avion pour retourner au Kenya le 4 décembre juste après la course de l’escalade. Je ne pouvais pas rater ça !

  • Pour revenir à Florimont, combien d’années êtes-vous resté et quel est votre meilleur souvenir en tant qu’élève ?

Je suis resté 4 ans, de la 3ème à la Terminal. J’ai gardé plein de souvenirs formidables de ces 4 années et surtout des copains pour la vie.

  • Beaucoup de sacrifices, des heures d’entraînement et de dépassement de soi, mais est-ce que l’on peut vivre de cette passion ?

Difficilement… il faut compter sur les sponsors parce que les primes sur les courses sont souvent très faibles.

Une chose est sûr, on ne fait pas ça pour devenir riche !

  • « Le sport est une école de vie » Que pensez-vous de cette phrase ?

Dans le sport comme dans la vie il y a des hauts et des bas. Il faut les gérer. Je pense qu’effectivement le sport est une formidable école de vie.

On apprend énormément sur soi même.

  • Flo-solidaire a participé l’année dernière à remplir votre collecte pour la Fondation San Filippo que vous soutenez depuis 4 ans en participant chaque année à une course caritative pour eux. Pouvez vous nous en dire plus?

Oui c’est un projet dont Paul Waroquier m’avait parlé il y a quelques années. J’ai tout de suite été emballé. On a commencé en 2015 et ça a été très touchant de rencontrer certains enfants atteint par la maladie San Filippo. Ça me tient vraiment à coeur de les soutenir chaque année. Et je suis très reconnaissant à Flo-solidaire d’avoir soutenu le projet.

  • Vous donnez le peu de temps libre que vous avez aux élèves de Florimont ou des Fondations philanthropiques, qu’est-ce que l’APEF pourrait faire aujourd’hui pour vous ?

Le fait de m’offrir cette tribune pour parler de mes objectifs et de mon quotidien d’athlète est déjà en soit une très bonne chose. Je remercie d’ailleurs l’APEF de m’offrir cette opportunité.

J’espère que cela m’aidera à trouver des partenaires ou des sponsors susceptibles de m’accompagner dans ma quête de qualification pour les prochains jeux olympiques de Tokyo.

Facebook page de Julien Lyon

De talentueux musiciens !

Le groupe B.A.N.A. constitué de musiciens florimontains (Noah Wong (guitare, 3I), Alexander Wooders (clavier, 3I), Brent Verhoest (guitare, 3I), Anna Chernikova (voix, 3I) et Mathieu Castro (batterie, 4F2)) s’est produit le 26 avril 2018 à l’école Internationale de Lausanne dans le cadre de la « Battle of the Bands ». Lors de cette compétition réunissant 10 écoles de Suisse Romande, le groupe B.A.N.A. a atteint la demi-finale et terminé en 3ème place. Une belle réussite pour nos talentueux élèves !

 

 

22 médailles pour Florimont à la course de ski ADISR 2018!

Les 5 et 6 mars 2018 à Gstaad, les élèves de Florimont ont réussi à gagner 22 médailles : 12 en or, 8 en argent et 2 en bronze lors de la compétition ADSIR réunissant une dizaine d’écoles de Suisse Romande.

Eléonore Deryckere est arrivée deuxième en géant, slalom et combiné dans la catégorie Filles Moyennes.

Benito Funosas (8e) a fini premier en géant, slalom et combiné dans la catégorie Garçons Benjamins.

Sa sœur, Santina Funosas, a fini première dans deux courses (slalom et combiné) et deuxième en géant dans la catégorie Filles Minimes.

Audrey Deryckere a fini deuxième en slalom et troisième en combiné dans la catégorie Filles Minimes.

Patrick Théodoloz (8e) a fini troisième en combiné dans la catégorie Garçons Benjamins.

Bravo à nos champions!

Résultats des courses de ski ADISR 2018