Interview avec Julien Lyon !

  • Bonjour Julien, ancien élève de Florimont et aujourd’hui vedette de l’athlétisme suisse à 27 ans, vous êtes notre Star et savez inspirer nos jeunes ! Notre trait d’union entre passion et émotion, parlez-nous aujourd’hui de votre parcours de champion ? 

J’ai toujours adoré courir. Petit j’organisais des courses avec mes amis pendant la récréation. Parfois personne n’était partant alors je faisais le tour du préau tout seul, à fond!

A 8 ans j’ai dit à mes parents que plus tard je serai coureur professionnel… ils n’étaient pas très emballés, mais l’idée à fait son chemin. Je n’ai commencé à faire de l’athlétisme en club qu’à 16 ans parce qu’avant cet âge ce n’était pas possible de ne faire que de la course. Il fallait faire aussi des sauts et lancers et je n’aimais pas trop ça…

C’est ensuite à 26 ans, après quelques titres de champion suisse et mes études terminées que j’ai décidé de m’investir à 100%! 

J’ai alors fait de gros progrès rapidement et couru mon premier marathon en 2h16 avant de remporter le titre de champion d’Europe par équipe sur semi marathon.

Aujourd’hui je vis une bonne partie de l’année au Kenya où je m’entraîne 2 fois par jour pour préparer mes prochains objectifs avec en ligne de mire les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

  • Votre première compétition significative ?

Les Championnats Suisses de Cross en 2007. J’ai terminé 2ème. Je n’ai commencé à m’entrainer sérieusement que l’année d’avant et j’avais terminé 52ème en 2006 donc personne ne me connaissait. C’est à ce moment là que j’ai pris conscience que je pourrai aller loin dans ce sport.

  • Celle dont vous êtes le plus fier ?

Le marathon de Zurich en 2016. C’était mon premier marathon, j’ai terminé 3ème en 2h16’17 ». Les conditions météorologiques étaient catastrophiques ce jour là avec de la pluie, de la grêle et un fort vent. C’est certainement la course dont je suis le plus fier et où j’ai vécu les plus fortes émotions !

  • Celle qui vous a apporté le plus de plaisir ?

Les Championnats d’Europe de semi-marathon à Amsterdam. J’étais vraiment heureux de courir et j’ai compris pendant la course qu’on avait une bonne chance de terminer sur le podium par équipe ça m’a énormément motivé. Peu après l’arrivée on apprend qu’on a gagné le titre ! Champion d’Europe par équipe, un bonheur et un accomplissement éternel !

  • Est-ce que l’athlétisme vous occupe aujourd’hui à temps complet et depuis combien de temps faites-vous ce métier ? 

Oui j’ai commencé à m’investir à 100% en 2016. Auparavant je conciliais la course à pied avec les études (J’ai 2 Bachelors, un en sciences économiques et un en sciences du sport) puis en donnant des remplacements de cours de sport à Florimont.

  • Qu’est-ce que vous aimez dans votre métier ? 

J’aime pouvoir me concentrer chaque jour sur ce que j’aime faire le plus, courir. J’aime la liberté de pouvoir m’entrainer quand je veux, où je veux, avec qui je veux. J’aime le fait que je puisse toujours m’améliorer et qu’il y ait un résultat concret à mon travail. J’apprécie également que ce soit un domaine compétitif mais qu’en réalité son plus grand adversaire c’est soi-même.

  • Avez-vous un coach ou des coachs à vos côtés ?

J’ai alterné des périodes avec des coachs et des périodes ou je me coachais moi-même. J’ai eu la chance d’avoir de très bons coachs qui m’ont beaucoup apporté, Paul Waroquier et Tesfaye Eticha en particulier.

  • Quelle est la critique la plus constructive que l’on a été amené à vous faire ?

Ce n’est pas une critique, mais on m’a souvent dit que pour réussir dans le sport ce n’est pas facile.

  • Concrètement, comment se déroulent vos journées ?

Courir, manger, dormir… matin et après-midi. Ça parait pas très fun mais il y a pire… 😉  Cela ne sert à rien de s’entraîner dur si on ne prend pas le temps de bien récupérer après. Ce n’est pas facile de le comprendre au début mais la récupération est aussi importante que l’entraînement.

  • Votre lieu favori pour vous entrainer ?

A Eldoret au Kenya ! Je vis maintenant une bonne partie de l’année la bas et c’est vraiment le paradis pour les coureurs. Les parcours sont magnifiques et très variés. Le climat est idéal toute l’année (10° le matin 25° l’après-midi). Et l’émulation est incroyable ! Tout le monde court ! On voit des groupes de 50 à 100 personnes courir ensemble à bonne allure. C’est un des seuls endroit au monde ou la course à pied est véritablement perçue et acceptée comme un métier.

  • Votre lieu favori pour vous reposer ou vous ressourcer ?

Chez moi au Kenya aussi. C’est très calme et il n’y a pas de distractions…

  • Des loisirs possibles après ces journées et calendrier d’entrainements ?

Oui quand même ! Il faut juste éviter d’aller faire une partie de tennis ou de jouer au foot… mais j’adore lire ou regarder un bon film. Au Kenya, je m’accorde un sauna/jacuzzi par semaine avec ma copine.

  • La vie d’athlète ne ressemble pas à un long fleuve tranquille ! Comment varier les efforts et éviter la routine ?

Le fait qu’on ait toujours de nouveaux objectifs nous poussent et nous motivent à aller nous entraîner malgré la fatigue et la lassitude. Il faut trouver un bon équilibre de vie pour pouvoir surfer sur cette routine pendant des années.

  • Comment garder l’énergie et l’envie ?

C’est 100% dans la tête ! Le moteur c’est le plaisir, la passion et l’objectif. Quand on a les 3 ça va tout seul !

  • Avez-vous rencontré des difficultés particulières durant votre carrière ?

Bien sûr… c’est inévitable. J’ai eu des blessures, des surentrainements et des échecs. Dans les moments difficiles il faut garder confiance en soi même quand les sponsors sont moins présents.

  • Comment gérer une blessure ?

Le plus dur c’est de l’accepter. C’est l’étape No1. Après il faut tout mettre en place pour se soigner et être patient. On peut toujours voir du positif dans les difficultés et elles nous permettent souvent de comprendre certaines choses et au final d’avancer…

  • Quelles sont les qualités que requiert un bon athlète?

Plus j’avance dans ma carrière plus je me rends compte que le mental est déterminant. Il faut être très persévérant, dur au mal, discipliné, sur de soi.

  • Auriez-vous un conseil à donner à un jeune passionné d’athlétisme ?

Je lui conseillerais surtout de prendre du plaisir et de bien s’entourer, de trouver un bon coach. Et je l’encouragerai à se fixer des objectifs élevés et de croire en ses rêves.

  • La course de l’Escalade approchant, nous rappelons que vous avez fini 1er de la course Juniors de l’Escalade en 2008 ! Avez-vous des recommandations pour nos jeunes champions qui commencent à s’entraîner ?

Venez aux entraînements le vendredi midi , je suis là pour vous !!!!!

  • Genève le 24.11.2017, Stade de Florimont, Entrainement de course à pied avec des enfants de l’Ecole Florimont et Julien Lyon en vue de la Course de l’Escalade © Georges Cabrera

    Malgré votre agenda chargé de compétitions en 2017, vous êtes venu 2x par semaine pour entraîner nos élèves pour l’escalade avec Paul Waroquier ! Comment cela s’est-il passé et qu’avez-vous essayé de leur transmettre ? Voir article

C’était une super expérience ! Les élèves étaient de plus en plus nombreux à venir aux entraînements et je crois qu’ils étaient ravis !

Nous avons essayé de leur donner le goût de la course à pied et de l’effort physique, de leur montrer que l’on peut avoir du plaisir à courir et à se dépasser et que lorsque l’on s’entraîne, on progresse. Les voir courir ensuite à l’escalade et que Florimont ait remporté le classement des écoles a été pour moi la plus belle des récompenses.

  • Blessé aujourd’hui en 2018, est-ce que nos élèves auront toujours la chance de bénéficier de vos entraînements ?

Oui je serai là bien sûr !

  • Vous étiez présent l’année dernière au stand Florimont pour soutenir nos élèves et vous étiez le premier à féliciter Paul Waroquier lors de sa victoire, serez-vous encore présent cette année  ?

J’ai pris mon billet d’avion pour retourner au Kenya le 4 décembre juste après la course de l’escalade. Je ne pouvais pas rater ça !

  • Pour revenir à Florimont, combien d’années êtes-vous resté et quel est votre meilleur souvenir en tant qu’élève ?

Je suis resté 4 ans, de la 3ème à la Terminal. J’ai gardé plein de souvenirs formidables de ces 4 années et surtout des copains pour la vie.

  • Beaucoup de sacrifices, des heures d’entraînement et de dépassement de soi, mais est-ce que l’on peut vivre de cette passion ?

Difficilement… il faut compter sur les sponsors parce que les primes sur les courses sont souvent très faibles.

Une chose est sûr, on ne fait pas ça pour devenir riche !

  • « Le sport est une école de vie » Que pensez-vous de cette phrase ?

Dans le sport comme dans la vie il y a des hauts et des bas. Il faut les gérer. Je pense qu’effectivement le sport est une formidable école de vie.

On apprend énormément sur soi même.

  • Flo-solidaire a participé l’année dernière à remplir votre collecte pour la Fondation San Filippo que vous soutenez depuis 4 ans en participant chaque année à une course caritative pour eux. Pouvez vous nous en dire plus?

Oui c’est un projet dont Paul Waroquier m’avait parlé il y a quelques années. J’ai tout de suite été emballé. On a commencé en 2015 et ça a été très touchant de rencontrer certains enfants atteint par la maladie San Filippo. Ça me tient vraiment à coeur de les soutenir chaque année. Et je suis très reconnaissant à Flo-solidaire d’avoir soutenu le projet.

  • Vous donnez le peu de temps libre que vous avez aux élèves de Florimont ou des Fondations philanthropiques, qu’est-ce que l’APEF pourrait faire aujourd’hui pour vous ?

Le fait de m’offrir cette tribune pour parler de mes objectifs et de mon quotidien d’athlète est déjà en soit une très bonne chose. Je remercie d’ailleurs l’APEF de m’offrir cette opportunité.

J’espère que cela m’aidera à trouver des partenaires ou des sponsors susceptibles de m’accompagner dans ma quête de qualification pour les prochains jeux olympiques de Tokyo.

Facebook page de Julien Lyon

De talentueux musiciens !

Le groupe B.A.N.A. constitué de musiciens florimontains (Noah Wong (guitare, 3I), Alexander Wooders (clavier, 3I), Brent Verhoest (guitare, 3I), Anna Chernikova (voix, 3I) et Mathieu Castro (batterie, 4F2)) s’est produit le 26 avril 2018 à l’école Internationale de Lausanne dans le cadre de la « Battle of the Bands ». Lors de cette compétition réunissant 10 écoles de Suisse Romande, le groupe B.A.N.A. a atteint la demi-finale et terminé en 3ème place. Une belle réussite pour nos talentueux élèves !

 

 

22 médailles pour Florimont à la course de ski ADISR 2018!

Les 5 et 6 mars 2018 à Gstaad, les élèves de Florimont ont réussi à gagner 22 médailles : 12 en or, 8 en argent et 2 en bronze lors de la compétition ADSIR réunissant une dizaine d’écoles de Suisse Romande.

Eléonore Deryckere est arrivée deuxième en géant, slalom et combiné dans la catégorie Filles Moyennes.

Benito Funosas (8e) a fini premier en géant, slalom et combiné dans la catégorie Garçons Benjamins.

Sa sœur, Santina Funosas, a fini première dans deux courses (slalom et combiné) et deuxième en géant dans la catégorie Filles Minimes.

Audrey Deryckere a fini deuxième en slalom et troisième en combiné dans la catégorie Filles Minimes.

Patrick Théodoloz (8e) a fini troisième en combiné dans la catégorie Garçons Benjamins.

Bravo à nos champions!

Résultats des courses de ski ADISR 2018